Pyrale du buis : surveillez vos plantes !

pyrale buis
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Depuis l’an dernier, des attaques de Pyrale du Buis ont été signalées sur plusieurs communes du secteur Vallée de la Rance – Côte d’Émeraude. Il est important, dés à présent, de surveiller vos buis de près, en écartant bien les feuilles pour inspecter le cœur des arbustes. Vous trouverez, dans le bulletin en pièce jointe, les démarches préventives et curatives à mettre en œuvre pour limiter l’invasion.

NB : Les commune Zéro Phyto ne sont pas habilités à utiliser du Bacille de Thuringe (micro-organismes possédant une Autorisation de Mise sur le Marché, par la charte régionale Zéro Phyto), ni aucun autres insecticide, même biologique. Seule l’utilisation de macro-organismes (nématodes, trichogrammes, …) est autorisée pour la lutte biologique dans les communes Zéro Phyto à l’heure actuelle.

Différents moyens de lutte sont envisageables :

En préventif:

  • Ne plus planter de buis, lui préférer des essences locales et/ou de remplacement (voir plus bas)
  • Éviter les sources lumineuses nocturnes, qui attirent le papillon
  • Inspecter le Buis une fois par semaine, pour une détection précoce qui permettra d’enrayer plus facilement le ravageur et de limiter les dégâts : Écarter les feuilles pour inspecter le cœur de l’arbuste.
  • Mettre en place des pièges à phéromones qui permettent de capturer les mâles, donc limiter les fécondations de femelle, mais surtout d’être avisé de leur présence pour une mise en alerte
  • Afin de limiter l’apparition des premières chenilles au mois de mars : enlever et de brûler les cocons d’hivernage présents sur les buis du mois de novembre au mois de février
  • Utiliser un filet anti-insecte pour éviter les pontes par les papillons sur les plants sains (de Mai à Octobre)
  • Utiliser aussi un filet anti-insecte sur les buis touchés, pour éviter que les papillons naissant dans un buis n’aillent pondre sur un buis voisin (mise en quarantaine)
  • Agir collectivement dans la surveillance et le traitement pour limiter la propagation de la Pyrale du buis
  • Communiquer : Si une de vos plantes est touchée ou en cas de capture d’un papillon dans un piège, informer le voisinage (population, entreprises, …) de la présence du ravageur

En curatif:

  • Utiliser un aspirateur pour retirer les chenilles des buis
  • Couper les parties atteintes et les brûler
  • Si vous possédez des haies de buis ou des buis de grandes tailles, vous pouvez secouer ou frappez vos buis avec un bâton, ou encore utiliser un souffleur ou un appareil sous pression. Les chenilles étant sensibles aux vibrations, elles tomberont au sol. Pour faciliter le ramassage, disposer au préalable un filet ou un tissu au pied vos buis. Vous pourrez ensuite ébouillanter, écraser ou bruler les chenilles
  • Utiliser du bacille de Thuringe (non autorisé pour les communes en Zéro Phyto), le soir, sur les stades larvaires entre mai et octobre
  • Lâcher des hyménoptères parasitoïdes oophages (trichogrammes) en périodes de vol
  • Utiliser des nématodes en lutte biologique sur les stades larvaires (possible également dans les communes Zéro Phyto)
  • Favoriser les prédateurs de la Pyrale : Offrir un habitat favorable aux chiroptères (chauves-souris), au hérisson, au crapaud, aux carabes et aux oiseaux insectivores des parc et jardins comme le moineau, les mésanges, le merle, le choucas, la grive, le geai, le rouge-gorge, l’accenteur mouchet, la tourterelle turque et bien d’autres : haies variées, fleurs pour attirer les insectes, non utilisation de pesticides, nichoirs, paillis de feuilles mortes, arbres creux, abris dans les bâtiments, tas de branches, tas de pierres, point d’eau, …)
Des plantes pour remplacer le buis

Troène

Le troène commun (Ligustrum vulgare) est indigène.Son feuillage est semi-persistant et sa croissance est rapide. Il est facile à tailler. Il s’adapte à touts types de sols pourvu qu’il soient bien drainés.
Ses fleurs sont odorantes et ses fruits persistent longtemps.

Houx

Le houx Ilex crenata ressemble beaucoup au buis avec ses petites feuilles vert lustré (et non piquantes ! Tous les houx ne sont pas piquants…). Il a lui aussi une croissance lente et supporte très bien le froid. Il pousse aussi bien au soleil qu’à l’ombre mais préfère les sols légèrement acides. Les variétés ‘Convexa’ et ‘Maximo’ sont idéales pour la taille en topiaires.

If

L’If commun est une des meilleures essences pour les haies architecturales et les topiaires et il supporte bien la taille. Ce conifère possède une belle présence naturelle. Pyramidale dans ses jeunes années, sa silhouette s’arrondit ensuite. Ses branches bien ramifiées renforcent son aspect dense et fourni, d’autant qu’il a le bon goût de ne pas se dégarnir de la base !

Osmanthes

Les osmanthes (Osmanthus), un famille d’arbustes persistants, sont proches du houx. Ils poussent plus vite et se couvrent de petites fleurs appréciées des insectes pollinisateurs

Chèvrefeuille

Le chèvrefeuille arbustif, Lonicera nitida, autrement nommé « Chèvrefeuille à feuilles de buis », est une espèce très utilisée par les paysagistes pour remplacer le buis. Son port compact et buissonnant, sa vigueur et son feuillage persistant toujours bien vert font partie de ses nombreux atouts. Il est aussi très résistant à la sécheresse et au gel. Il se taille facilement et se prête bien à la confection de haies basses ou moyennes. La variété ‘Maigrün’ peut aussi servir de couvre-sol sur un talus.

Myrte tarentine

Les myrtes offrent un bon compromis pour remplacer le buis. Le feuillage persistant, vert foncé brillant se couvre de petites fleurs blanches à la fin du printemps. La myrte supporte tous les types de sols et se plaît aussi bien au plein soleil qu’à la mi-ombre. Ces arbustes supportent parfaitement la sécheresse, les embruns et la chaleur, elle est idéale dans le Sud de la France. La myrte tarentine (Myrtus communis subsp.tarentina) est l’espèce qui supporte le mieux le froid, elle pourra d’ailleurs être plantée dans les autres régions car elle résiste jusqu’à -12°C.

Fusain

Le fusain (Euonymus) est un arbuste idéal pour remplacer le buis. Il apprécie les mêmes conditions de culture, est très résistant et supporte les embruns, la pollution et le gel. Il tolère en outre la majorité des sols et des expositions.

Pour limiter maladies et ravageurs , il est préférable de choisir des espèces indigènes.

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