Vœu en faveur du maintien de l’accès à la déchèterie de Miniac-Morvan

Lors de la séance du Conseil municipal du 22 mai, les élus ont formulé le vœu suivant :

Depuis son ouverture, les habitants de Mesnil-Roc’h peuvent accéder librement à la déchèterie de Miniac-Morvan – Le Vieux Bourg, afin d’y déposer leurs déchets. Ce lieu appartient à Saint-Malo Agglomération (SMA). Or notre commune dépend du Smictom ValcoBreizh pour la gestion de ses déchets. En décembre 2023, la municipalité a été mise en copie d’un courrier actant de la fin de cet accès à compter du 1er juillet 2024, en raison du surcoût que l’utilisation de cette déchèterie par la population de Mesnil-Roc’h engendrerait pour SMA. Or ce coût, pour quelques centaines de passages annuels, semble dérisoire face à celui engendré par les dizaines de milliers de touristes qui fréquentent chaque année le territoire de SMA. Par ailleurs, Mme le Maire, Christelle Brossellier, rappelle que Saint-Pierre-de-Plesguen et Tressé avaient participé au financement de la construction de la déchèterie. Elle expose qu’après plusieurs rendez-vous de négociation avec SMA et Valcobreizh, dont une rencontre avec Gilles Lurton, président de l’agglomération malouine, aucune décision en faveur des Mesniliens n’a été prise. Elle déplore que ce choix tant politique que technocratique, qui tient à des limites territoriales administratives, va demander aux citoyens de se rendre à Combourg ou Tinténiac. « Cela va représenter un nombre important de kilomètres, ce qui est totalement improductif en termes de sobriété énergétique et de réduction des émissions de COeq. Par ailleurs, il est probable que le nombre de dépôts sauvages se multiplient. »

Les sénateurs et députés du département ont été saisis, ainsi que les services préfectoraux. Une pétition circule sur la commune, qui a déjà recueillie de nombreuses signatures. Si la situation n’évoluait pas favorablement, les élus proposeront des actions sur le terrain.

15 commentaires

    • Bonjour. Cette pétition peut être signée chez Nathalie Troadec – 6, Le Croix Chemin – tél : 06 61 29 06 70 et mél : nathalie.troadec@sfr.fr. Merci de votre attention.

  1. Je souhaite le maintien de l’accès à la dechetterie.
    Combourg est à 14 km, Tinteniac 17, Le Vieux Bourg 6 km.

  2. Cette obligation d’aller aux déchetteries de Combourg ou Tinteniac est un non sens absolu. La proximité de celle de Miniac est d’une logique totale. De plus, celle de Tinteniac est continuellement engorgée. Il est demandé en permanence à chacun de faire des efforts en faveur de l’écologie et là on nous oblige à faire un nombre de km improbable. Nous payons des factures d’électricité d’un montant ahurissant, le carburant a augmenté, maintenant il faut s’occuper du compostage, nous avons assurément réduit le passage des éboueurs en veillant à ne sortir nos poubelles uniquement quand ces dernières sont pleines et non chaque semaine. Nous mettons nos bouteilles en verre dans les containers à disposition dans la ville ainsi que les papiers ainsi que les vêtements, quelle est la prochaine étape? Nous participons déjà activement et volontaire à tout cela. Pourquoi vouloir nous ajouter une énième contrainte coûteuse. Il y a déjà des dépôts sauvages concernant les déchets verts alors je n’imagine pas ce qui va arriver avec cette restriction. La smitcom accorde une réduction de 10€ aux habitants « sérieux  » qui ne sortent pas leurs poubelles toutes les semaines, ce qui est comique c’est que cette réduction semble totalement accordée de façon aléatoire puisque certains habitants « très sérieux  » ne bénéficient pas de cette ÉNORME réduction et d’autres en bénéficient alors qu’ils ne font pas cet effort. Pourquoi ces 10€ ne sont pas utilisés pour financer l’accès à la dechetterie de Miniac et cette fois-ci de façon juste?

  3. Il serait dommage que les personnes de Mesnil Roc’h ne puissent se rendre à la déchetterie de Miniac Morvan. Elle est proche et très utile. Pourquoi cette décision. Dommage et décisions incompréhensible.

  4. À l’heure où la sobriété énergétique est capitale pour notre environnement, il est absolument indispensable de faciliter la vie de l’ensemble des citoyens au lieu de la leur compliquer. Donc oui au maintien à l’accès de la déchetterie de Miniac pour les habitants de Mesnil-Roc’h.

  5. Il serait absurde de faire 10km pour respecter l’aspect de territoire alors qu’une déchetterie se trouve plus proche.

  6. Je suis une citoyenne de St pierre oui Miniac Morvan c’est notre Déchèterie également. Donc oui gardons l’accès à Déchèterie de Miniac Morvan si vous ne voulez pas que les St pierrais laissent les déchets verts, un peu partout. Gardons la Déchèterie de Miniac Morvan

  7. Bonjour
    En effet on parle beaucoup émissions de CO2 pour st pierre il serait quand même préférable d’utiliser cette déchetterie qui est la plus proche que Combourg ou Tinténiac une fois de plus encore ont marche sur la tête alors que cela fait des années que l’on y va

  8. Je souhaite pouvoir continuer à mettre mes déchets à la déchetterie de Miniac Morvan.
    Je valide la pétition.
    Mme couapel Mélanie

  9. Bonjour,
    Je signe la pétition pour l’accès à la déchèterie de MINIAC Morvan pour les habitants de mesnil roch.
    Cordialement

  10. Tout à fait d’accord avec les termes du vœu formulé par le Conseil Municipal de Mesnil Roch.
    Telle que présentée la décision de SMA est incompréhensible.
    Elle intervient dans un contexte d’urgence de la réduction de la consommation des énergies fossiles et de la préservation de l’environnement. Des objectifs pour lesquelles l’action des collectivités locales est qualifiée d’essentielle, et la solidarité entre territoires identifiée comme levier d’efficacité.

    La décision de mettre fin au libre accès à la déchèterie de Miniac Morvan aura malheureusement deux effets contraires à ces ambitions :
    – Pour les citoyens qui y consentiront ce sera biens sûr, comme souligné dans le vœu voté par le Conseil, un allongement important de leurs trajets et un impact négatif sur le bilan carbone de leurs déplacements. Mais venant d’une autorité publique, c’est une décision qui va considérablement dévaloriser les messages d’incitation à la réduction de consommation des énergies fossiles. Quel crédit accorder aux recommandations de sobriété des déplacements, de co voiturage, d’usage des mobilités douces ou des transports en commun dès lors qu’une autorité, justement en charge de les soutenir, considère qu’une opportunité comptable peut justifier une réduction du service à la population et oublier la solidarité citoyenne. Si les pouvoirs publics s’autorisent l’exception financière, pourquoi les administrés seraient ils plus vertueux.
    – Et pour ceux moins disposés à se mobiliser quand l’effort devient compliqué ou plus couteux, le constat de la stupidité technocratique aura raison de leur fragile civisme. C’est en perspective le retour des dépôts sauvages de toute sortes (visibles et cachés) qui prévalaient avant la création de la déchèterie. Un retour à la case départ dans la difficile lutte pour la préservation de l’environnement. Lutte supposée être une préoccupation partagée par ceux qui la promeuvent. L’interdépendance des territoires et le besoin de cohérence des politiques publiques sont ici une évidence. Le slogan de la campagne, soutenue par SMA et la Bretagne romantique, « la mer commence ici » suggère que la qualité des eaux de baignade et d’aquaculture commence à Mesnil Roch. Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, 80 % de la pollution des mers provient de la terre et arrive dans le milieu marin par le ruissellement et les cours d’eau.

    Outre leurs contributions au financement de l’investissement qui sont rappelées, on peut aussi souligner que les collectivités qui ont créé la déchèterie de Miniac Morvan l’ont fait sur le constat d’un besoin, et se sont entendues pour la situer au centre du territoire à desservir. La fluctuation du zonage administratif ne change rien à la pertinence des choix d’implantation initiaux.
    En réservant l’accès de la déchèterie aux seuls habitants de SMA, l’équipement se retrouvera posé dans un angle de sa zone administrative, totalement excentré. De 360°, son rayonnement va passer à 90°.
    Bien que la densité de population des territoires écartés soit apparemment plus faible que celle du quart retenu, on ne peut pas exclure, sous réserve de recensement plus précis, que la fréquentation actuelle par les usagers qui ne résident pas sur SMA (Mesnil Roch et Côtes d’Armor) soit malgré tout significative.
    Si la restriction de l’accès à la déchèterie nous semble une solution inadaptée pour répondre au motif avancé par SMA, on peut convenir que le constat d’une fréquentation élevée par des usagers qui ne dépendent pas de SMA, justifierait de ne pas laisser à celle ci toute la charge du service.
    Le voeu du Conseil Municipal ne dit rien d’une option de partage des coûts.
    Si l’option était retenue, la clé de répartition devrait cependant intégrer que les comportements et habitudes de vie de la population ne suivent pas l’arbitraire des limites des territoires. Pour beaucoup de résidents du nord de la commune de Mesnil Roch, l’attractivité économique de SMA est très forte, voire exclusive. Ils travaillent ou ont travaillé sur l’agglomération de Saint-Malo, ils achètent, se soignent, se divertissent sur le territoire de SMA. En tant qu’agents économiques leurs liens avec SMA sont plus étroits qu’avec la Bretagne Romantique. En conséquence, on devrait logiquement prendre en compte le fait que les déchets qu’il déposent à Miniac Morvan sont le produit de leur consommation sur SMA.
    Au final, ce niveau de débat ne réduira pas le volume total des déchets à traiter. Il risque seulement d’en compliquer les flux de transport, d’en renchérir les coûts, sans rien améliorer à l’efficacité des traitements. Les usagers de Tressé qui se rendront à déchèterie de Combourg croiseront sur leur trajet ceux du Tronchet qui passeront par Tressé pour accéder à la déchèterie de Miniac Morvan. De quoi désespérer les citoyens les plus bienveillants avec leurs représentants.
    Pour le bien commun, l’objectif est que le maximum de déchets soit collectés et traités. L’expérience montre tout ce que la complexité du problème nécessite d’imagination, de synergies, de pédagogie, et combien celles-ci sont lentes à mobiliser.
    L’accès aux déchèterie sous condition (comme l’envisage SMA, et déjà en place à Dinan) sont des modes opératoires qui ajoutent de la difficulté sans contribution à la réalisation de l’objectif.
    Le problème de surcout avancé par SMA, disparait dès qu’on imagine l’abandon de la limite administrative et sa logique budgétaire. Dit autrement le périmètre de la communauté de commune est ici une maille trop petite. C’est une entrave pour les administrés et les élus, et une perte de chance pour notre environnement.

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