Tatoueur et illustrateur, découvrez l’univers de John Stone

Installé à Mesnil-Roc’h depuis trois ans, Pierre-Jean Renault, alias John Stone, est un artiste aux multiples facettes. Originaire de Grenoble, son parcours l’a conduit jusqu’à Paris, où il a évolué dans l’univers du luxe avant de revenir à sa première passion : le dessin.

« Diplômé d’un Master en Design global, j’ai d’abord travaillé pendant neuf ans dans une grande maison de joaillerie parisienne », explique-t-il. Mais très vite, son attrait pour l’illustration, qu’il pratique depuis l’enfance, reprend le dessus. En 2015, il décide de se lancer à son compte en tant qu’illustrateur et tatoueur, en développant un style Old School reconnaissable.

Déjà familier de la région malouine — notamment grâce à sa participation au festival Quai des Bulles — il saisit l’opportunité de s’y installer. Il rejoint il y a trois ans le salon de tatouage Astrolabe à Dinard, aux côtés d’Antoine et Bastien.

Parallèlement à son activité de tatoueur, John Stone poursuit son travail d’illustrateur et multiplie les collaborations. Son univers créatif s’exprime à travers des projets variés : pochettes d’albums, bracelets de montres, planches de skate (en collaboration avec des marques depuis deux ans), étiquettes de brasserie ou encore textile. Depuis 2025, il développe également sa propre ligne de vêtements (ses t-shirts sont disponibles à la boutique Deewi de Dinan), privilégiant des matières biologiques, durables et équitables.

Des influences multiples

Passionné par le graphisme et la couleur, John Stone revendique une approche traditionnelle de l’illustration. « Je commence toujours par dessiner sur papier avant de numériser et de passer au digital. J’utilise beaucoup l’encre de Chine et l’aquarelle, qui apportent un rendu authentique et artisanal. »

Ses influences sont éclectiques : la bande dessinée (Frank Miller, Frazetta), les mangas japonais, les comics (Moebius), mais aussi l’art naïf, les motifs tribaux ou encore la science-fiction. « C’est un univers très large, mais j’attache une grande importance à l’aspect humain du processus créatif, notamment face à l’essor de l’intelligence artificielle. »

Après sa participation au festival Bul’issime, John Stone présentera ses illustrations à l’Espace culturel Simone Veil en 2027.

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